dimanche 20 novembre 2016

L'Héritière des Brumes, tome 1 : Médium par Rose M.

dimanche 20 novembre 2016
Résumé : Je me savais différente.
Ce que j'ignorais c'était à quel point et jusqu'où cela allait me mener. Oh, j'aurais pu le savoir si on ne m'avait pas caché la vérité. La faute à qui ? Ma mère !
Et puis, la différence ça a du bon, non ?
Surtout quand grâce à ça je peux aider ! Le destin a mis Brigitte sur ma route, ou alors la grande Prêtresse. Je ne sais pas.
Dans tout les cas, maintenant que j'y suis, je ne peux plus reculer.

Titre : L'Héritière des Brumes, tome 1 : Médium
Auteur : Rose M
Édition : Auto édition


Aujourd’hui, je vais vous parler de Médium, premier tome de l’Héritière des Brumes, un livre écrit par Rose M.

Avec ce livre, ce fut un rendez-vous manqué. Je ne reviendrai pas sur le problème de correction. Il existe toujours des erreurs, que le reste n’est pas parvenu à me faire oublier.

Pour moi, l’ensemble est bâclé. Je n’ai pas adhéré à la voix des deux personnages principaux, qui m’ont fait l’effet d’être des enfants, et non des adultes de dix-neuf ans. Je n’ai pas compris certaines de leurs réactions. En fait, j’ai trouvé leur traitement aussi superficiel que l'intrigue. Comment croire en une histoire quand l’impression dominante est que tout a été écrit dans la précipitation ? Comme si le but était de terminer de rédiger au plus vite sans chercher à donner de la profondeur à l’ensemble, à rendre les clichés moins clichés et à éviter les incohérences ici et là.

Par exemple, PG se retrouve à fouiller chez une personne très ordonnée. PG est censé être un esprit. Néanmoins, il a la capacité de faire bouger les choses. Quand il est interrompu dans ses recherches, il se cache. Jusque là, je me dis : pourquoi pas ? Mais comment l'individu maniaque peut-il rester de marbre face au désordre ? Comment peut-il continuer à se diriger vers la bibliothèque alors qu'il a la preuve d’une intrusion ? Bon, à la rigueur, la suite peut justifier l’absence de réaction de sa part… Mais pourquoi PG ne voit-il pas le problème ? Pourquoi ne se dit-il pas qu’il y a un souci ? Qu’une personne maniaque ne peut pas se contenter d’un simple regard et continuer son chemin comme si de rien n’était… Ou alors PG est un simple d’esprit. (ce qui n’est pas impossible)

En parlant de Petit Gardien, je me demande si son surnom décrédibilise les dialogues ou si ces derniers manquent simplement de naturel. Bon, ce n’est pas le cas de tous, mais le tout premier m’a paru très artificiel. En plus les tirets prêtent à confusion, car on s’attend à ce que l’on introduise une autre personne sauf que ce n’est pas le cas. Les trois premiers tirets sont pour Mia et il faut attendre le quatrième pour que PG se fasse entendre. Pour le coup, les guillemets m’ont manqué. (Et je ne comprends pas comment ce dialogue a passé le cap de la correction. )

Je pourrais aussi évoquer la légende, qui en dit sans doute un peu trop. Grâce à elle, il est facile de déduire beaucoup de choses. Le souci, c’est que les personnages sont plus lents à la détente. Résultat, c’est agaçant de les regarder traîner, hésiter à révéler certains secrets et ne pas voir des évidences. Quant à la dernière décision de l’antagoniste principal de l’histoire… Euh oui... admettons. Et ? Bon à la rigueur, ça colle au personnage. Je peux aussi saisir que Mia a du mal à y croire en cet ennemi, mais les réactions de PG ? Mouais...

Enfin, le pire reste le véritable rôle de l’héritière. Là, je vais sauter des lignes, car ça peut être spoiler.





Début du spoiler


Donc l’héritière est là pour enfanter l’élu avec son ancre.

Donc Mia est juste vouée à faire comme sa mère. Elle est juste le ventre par lequel l’élu naîtra. Un élu qui semble de sexe masculin.

Pourquoi pas Mia ? Pourquoi faut-il qu’elle se cantonne au rôle de la mère censée enfanter l’élu de sexe masculin ? Pourquoi ce n’est pas elle qui prend l’épée pour aller combattre ? Pourquoi sa mère l’enviait-elle du coup ? Non parce qu’au fond même si elle avait été l’héritière, elle aurait quand même dû mettre au monde un enfant chargé de tuer Nicolas à sa place… Alors oui elle aurait eu les pouvoirs pour le protéger, mais je ne suis pas sûre que cela lui aurait suffi.

Personnellement, je dois l’avouer, je grince des dents. L’héritière aurait pu être Buffy. En fait, elle sera Marie. Et ce sera encore un homme qui mettra fin à la menace. Alors peut-être que je me trompe. Peut-être va-t-elle mettre au monde une fille, qui mettra fin à la menace et montrera à la légende que le sexisme, ça va bien deux minutes…

Peut-être pas. En tout cas, moi ça m’a agacée.


Fin du spoiler





Maintenant que le petit coup de gueule spoiler est passé. Je vais en pousser un autre. Comment les bêtas et le correcteur ont-ils pu laisser passer des erreurs, des dialogues confus et tout un tas de trucs qu’un éditeur n’aurait sans doute pas laissé passer ? D’accord, ils ne sont pas tous des professionnels, mais quand même… Je ne comprends pas. Je ne comprends pas qu’un livre soit vendu dans cet état. Je ne comprends pas qu’on ait pu dire à l’auteur : allez fonce ! Pour moi, il y a un souci quelque part. Ou les bêtas n’étaient pas adaptés. Ou ils étaient malveillants.

Et je ne peux pas le conseiller, et ce, même si l’auteur est une personne sympathique.


Verdict : A éviter

vendredi 28 octobre 2016

Interview de Nolwenn Renard par Jupsy

vendredi 28 octobre 2016

Pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Bonjour à tous ! Je m’appelle Nolwenn, j’ai 23 ans. Je suis diplômée de psychologie, passionnée de littérature, accro des livres et des belles couvertures. Je n’ai pas toujours adoré lire, pendant de nombreuses années ce fut une vraie corvée, jusqu’à ce que je me rende compte de ce que pouvait me procurer un livre entre mes mains. Depuis, je n’ai plus jamais lâché les mots ! Ma trilogie Autour de nous est ma première expérience d’auteure indépendante, les deux premiers tomes étant désormais disponibles.

Ma collègue Evy m’a demandé de te poser une question simple : thé ou café ? (et moi comme je suis gentille, je t’autorise à ajouter chocolat et jus d’orange )
Sans aucune hésitation : café ! (légèrement sucré avec une goutte de lait) ;-)

Plus sérieusement, tu as sorti ton tome 2 récemment. Qu’as-tu éprouvé ?
J’étais à la fois très heureuse de son aboutissement, et un peu stressée à l’idée qu’il ne soit pas à la hauteur du premier. J’étais profondément touchée d’entendre les lecteurs du tome 1 me réclamer sa sortie ! Reste plus qu’à les laisser s’y plonger …

A-t-il été plus difficile à écrire que le premier ? Ou est-ce l’inverse ?
De manière globale, il n’a pas été plus compliqué à écrire. Après, le plus difficile de mon point de vue, fut de m’imaginer à la place des lecteurs qui se plongent dans le tome 2 après plusieurs semaines, voire mois de découverte. Quels passages seraient-ils susceptibles d’avoir oubliés ? Quels épisodes serait-il bon de rappeler ? Quels détails serait-il préférable de repréciser ? Je ne voulais surtout pas que quelqu’un puisse se perdre quelque part ...

Quel a été ton chapitre préféré lors de l’écriture de ce second tome ?
J’adore - et j’ai toujours adoré - écrire le dernier chapitre. Celui qui clôture des pages de lecture. Ces dernières phrases que l’on a envie de relire plusieurs fois pour être sûr que l’on a bien compris leurs sens. Ces derniers mots qui restent en tête et qui influencent en grande partie l’avis final, à chaud, que l’on se fait d’une histoire.

Lequel a été le plus complexe à écrire ?
Le chapitre le plus complexe que j’ai eu à écrire dans ce tome 2 fut sans doute « la traversée ». Ceux qui ont lu le tome 1 (et qui sont alors restés sur cette fameuse question) y trouveront dans ce tome 2 la réponse ! La traversée, entre le monde des Hommes et des Passeurs. Un passage entre la Terre et « le Camp » (je ne peux pas vraiment en dire plus), entre le réel et l’incroyable, entre la Terre réelle et un monde parallèle. Comment faire croire quelque chose qui n’existe pas ? C’est là la difficulté. Tenter de s’immerger complètement dans la peau de ce personnage qui traverse, son ressenti, ses émotions, sa douleur parfois, ce qui pourrait l’attirer dans cet entre-deux monde, ou au contraire, ce qui ferait qu’il ne puisse pas l’atteindre. Ce passage a été assez corsé niveau cohérence et crédibilité, mais je pense que Lizzie l’expliquera beaucoup mieux que moi. ;-)

Ma collègue Evy s’incruste une nouvelle fois, car elle aimerait savoir quel personnage de ton roman t’accompagnerait en cas d’apocalypse ?
Lizzie sans aucun doute ! On a pas mal de points communs et je pense que s’il ne restait que nous, nous arriverions à retracer des chemins détruits. On se battrait pour les autres, et pour nous.

Et si on parlait de mythologie ? Quel est le processus de création de la tienne ?
Pour écrire Autour de nous, je suis partie d’un processus assez particulier : celui d’un cauchemar (chapitre 14 du tome 1) que j’ai quasiment rêvé tel que. Il m’est resté dans la tête toute une journée et j’ai voulu l’immortaliser. J’ai alors souhaité en faire quelque chose, ne pas le laisser là, comme ça. Il a fallu alors créer un contexte un peu sombre, avec des enfants, puis finalement, le reste est venu assez facilement. Je voulais créer une sorte d’aventure impossible dans un monde bien réel. Un roman dans lequel l’incroyable se mêle au possible. Je voulais que les lecteurs se disent simplement … « Et pourquoi pas … ? » …

As-tu un genre de prédilection ? À l’inverse, quel genre sort de ta zone de confort ?
Je n’ai pas de genre de prédilection, même si j’ai un petit faible pour le fantastique et le thriller. L’érotique, par contre, sort de ma zone de confort. Ce n’est pas le genre en lui-même qui me repousse, ce sont souvent les trames principales qui me paraissent faibles ou évidentes à l’avance, je n’aime pas cette sensation de « toujours la même chose ». Après, je ne fais pas de généralisation, je n’ai juste peut-être pas encore trouvé LE livre qui pourrait me faire changer d’avis !

Quelle est l’étape la plus facile dans l’auto-édition pour toi ? La plus difficile ?
La plus facile ? Le libre cours à son imagination, sans aucune restriction !
La plus difficile ? La commercialisation. Nous sommes auteurs, passionnés d’écriture et parfois un peu graphistes ou apprentis correcteurs par obligation, mais nous ne sommes pas des commerciaux.
Difficile de se mettre en avant sans paraître légèrement égocentrique, avec une modestie défaillante ou pot de colle. On ne peut pas embêter tout le monde avec notre roman tous les quatre matins même si on rêve de le voir entre toutes les mains. Certains savent faire, moi, ce n’est définitivement pas mon truc.

Si tu avais un conseil à donner à ceux qui se lanceraient, quel serait-il ?
Le seul conseil que je pourrais donner à ceux qui se lanceraient : y aller à fond ! Persévérer pour ne jamais regretter ! Tenir son livre dans ses mains n’a pas de prix, et après tout, qu’est-ce qu’on risque ?! De belles rencontres et un bout de rêve réalisé …

Quel serait ton mot pour conclure cette interview ?
Un mot ? Merci ! Merci à vous pour cette interview, pour l’intérêt. Merci à tous ceux qui suivent les auteurs indépendants au même titre que les autres. Il existe des petites perles dans cette grande famille. Ne les ratez pas … ! :)



Pour aller plus loin :

Autour de Nous : Chapitre I et Chapitre 2


mercredi 19 octobre 2016

Autour de nous, Chapitre 1 - Confidences par Nolwenn Renard

mercredi 19 octobre 2016
Résumé : Je m'appelle Lizzie. J'ai aujourd'hui 23 ans. Ma vie a jusqu'ici été un enfer, que j'ai traversé avec douleur et intensité. J'ai découvert à quel point tout pouvait basculer. Et à quel point il était difficile de remonter. Mais je l'ai fait. Pour eux. Pour moi. Pour nous. Et alors que la vie m'a appris la tristesse et la colère, la mort m'a enseigné le courage et la force. Alors pour tenter de me sortir de l'obscurité qui m'entoure, j'ai décidé de vous confier mon histoire. Vous n'êtes pas obligés d'y croire. Vous devez juste être prêts à tout entendre. L'imaginaire, l'incroyable, l'impossible, l’insaisissable. Tout ce qu'il y a de plus sombre, et de plus fou. Car sans que l'on y prête attention, il se passe constamment des choses inexplicables … autour de nous.

Titre : Autour de nous, chapitre 1 : Confidences

Auteur : Nolwenn Renard
Édition : Auto-Edité


 



Aujourd’hui, je refais un tour dans l’univers de l’auto-édition avec Confidences, premier opus d’Autour de Nous écrit par Nolwenn Renard. J’étais très curieuse de plonger dedans après avoir écouté le canapé des indés dont l’avis était enthousiaste. Je dois l’avouer, je ne le serais pas autant qu’eux. Alors je vais commencer par les choses qui fâchent, puis je terminerai sur le point fort du livre.

Avec Lizzie, le courant n’est pas passé. Je n’ai pas compris les réactions et décisions de cette jeune femme de vingt-trois ans. Je crois que le point de non-retour a eu lieu lors du chapitre 14. Un événement tragique a lieu sans que personne n’agisse pour empêcher cela. Si je peux comprendre la sidération de Lizzie, l’inaction de Myles me laisse perplexe. En plus, la mise en scène m’a paru peu crédible. Enfin le pire, ce n’est pas ça. Le pire c’est les pensées de Lizzie sur le moment, et surtout la lettre qu’elle écrit ensuite. Si je l’avais eu devant moi, je l’aurais giflée face à tant d’égocentrisme insensible. J’étais révoltée.

Suite à cet incident, j’ai donc continué à soupirer face aux différentes réactions de Lizzie. Je dois avouer que je l’ai trouvée bien passive, ce qui fait certains passages m’ont paru long. En plus, j’ai eu beaucoup de mal sur son attitude avec Max. Le potentiel était là pour créer une relation unique et finalement Lizzie gâche tout. En fait, je crois que j’aurais préféré Max en narrateur ou Myles. Je les ai trouvés tous les deux beaucoup plus attachants que Lizzie. Du coup, la fin m’a légèrement (bon d’accord, carrément) révoltée aussi… Et je me demande si le voyage avait un vrai but. Est-ce que Lizzie méritait toute cette souffrance ? Même si je ne l’aime pas, j’ai trouvé que c’était trop.

En dernier point, les coquilles et la mise en page, ce n’était pas ça. C’est dommage parce que ça fait de l’ombre à une jolie plume. Oui, le point fort d’Autour de Nous, c’est la manière d’écrire de son auteur. Je l’ai beaucoup aimée. Du coup, j’étais triste que ça ne passe pas avec Lizzie parce que si je l’avais aimé, j’aurais sans doute été moins dure avec les incohérences de ces choix ou son attitude face à certains événements.

En conclusion, Autour de Nous est un roman qui souffre de son héroïne principale à la psychologie bancale et un trop-plein de drames. Néanmoins tout n’est pas à jeter grâce à Max, Myles et à la plume de l’auteur. Plutôt que de conseiller ce livre, j’aurais tendance à vous suggérer de suivre Nolwenn Renard. 


Verdict : Mitigé

lundi 17 octobre 2016

Les Frères ténébreux, tome 2 : Le Courage de l'héritière par Courtney Milan

lundi 17 octobre 2016
Résumé : Excentrique, Jane Fairfield déploie des trésors d’imagination pour repousser le moindre de ses prétendants. À l’occasion d’une réception, elle rencontre Oliver Marshall, un politique ambitieux. Même si Jane se révèle être la créature la plus odieuse qu’il ait jamais connue, Oliver est intrigué et se demande ce qu’elle cherche à dissimuler. Ne pouvant résister à son charme, il sait qu’il ne peut se permettre de la fréquenter, car le moindre faux pas peut être fatal à sa carrière. Lui demandera-t-il de changer et de se conformer à la société au risque de perdre la flamme qu’elle a su allumer en lui ?

Titre : Les Frères Ténébreux, tome 2 : Le Courage de l’héritière
Auteur : Courtney Milan

Édition : Milady Romance




Aujourd’hui, je vais vous parler des Frères Ténébreux, la saga de romance historique signée Courtney Milan. J’ai terminé tous les tomes traduits en français et je dois avouer que c’était de plus en plus passionnant au fil des livres. Je vais néanmoins rester sage et les traiter un à un. Cette chronique sera donc celle du second opus : Le Courage de l’Héritière.

Ici, il est question de Jane Fairfield, une héritière richissime, qui ne souhaite pas vraiment se marier. Pourtant sa fortune est convoitée, mais la jeune femme réussit à être assez rusée pour décourager bon nombre de ses courtisans. J’aime beaucoup la manière dont elle choisit de résister. Elle se construit un personnage, quelqu’un de frivole, qui porte des vêtements plus ridicules les uns que les autres. Elle parvient à garder la tête haute malgré les remarques désobligeantes à son égard, les insultes aussi. Je la trouve inventive et courageuse. En plus, elle y prend goût à ses tenues.

Face à elle, nous retrouvons Oliver Marshall qui n’est pas sans ambition politique. Hélas sa classe sociale de base ne l’aide pas vraiment à monter les échelons. Il lui faut donc se créer des contacts susceptibles de l’épauler pour faire entendre sa voix. Sauf que sa route va croiser celle de Jane, qui va l’intriguer plus qu’elle ne le devrait. Il va alors chercher à percer les mystères qu’elle cache… et évidemment il va finir par succomber à son charme. Mais peuvent-ils vraiment être ensemble dans un monde où l’apparence a son importance ?

Et c’est ce que j’apprécie chez Courtney Milan. Il n’est pas seulement question d’amour. Il est aussi question de lever les voiles sur des problèmes ancrés dans la société. (et que l’on peut parfois [trop souvent ?] transposer à notre époque) Par amour, Jane doit-elle accepter de faire tomber le masque pour plaire à Oliver ? Doit-elle se soumettre à l’idée qu’il se fait d’une bonne épouse de politicien ? Peuvent-ils vraiment s’aimer ou doivent-ils sacrifier leurs sentiments pour l’ambition du jeune homme ?

En conclusion, le Courage de l’héritière est une romance historique portée par des personnages solides aux questionnements crédibles. Seul bémol, quelques longueurs parsèment l’ouvrage. Cela ne m’empêche pas de vous le conseiller et d’avoir hâte de vous parler des suivants ! (parce qu’ils sont trop bien !)

Verdict : A découvrir


Ce livre rentre dans le challenge :


samedi 15 octobre 2016

Passeuse d'âme, tome 2 : Possédée par Lyn A. Lewis

samedi 15 octobre 2016
Résumé
Je m’appelle Érine Homes. Médium sans grand talent. Gérante d’une boutique ésotérique. Passeuse d’âmes en formation. Promise à un démon. Sacrifiée et sauvée, deux fois. Sous haute protection depuis. Mère par procuration. Célibataire égoïste. Et… c’est déjà pas mal.

Enfin, je ne me plains pas. J’ai de la chance, je suis en vie. Et je compte bien le rester. Même si on ne va probablement pas me faciliter la tâche. Que ce soit ma famille qui cherche à me nuire, le démon à me récupérer ou Clayton qui se fait un plaisir de jouer les professeurs lunatiques, mon avenir ne ressemble pas à un long fleuve tranquille. Seuls les dieux savent ce que le futur me réserve.

Quoique, ce n’est pas sûr.


Titre :Passeuse d'âmes, tome 2 : Possédée


Auteur : Lyn A. Lewis

Édition : Auto-édition




Aujourd’hui, je vais vous parler de Possédée, le second opus de la Passeuse d’Âme écrit par Lyn A. Lewis. Comme la fois d’avant, j’ai eu la chance de le lire en avant-première, d’assister même à sa naissance. Je comprendrais donc que l’on me reproche un certain manque d’objectivité. Mais je n’ai jamais été une professionnelle. Si j’écris des avis, c’est pour partager mes lectures que je les aime ou non. Après rien ne vous oblige à suivre mon avis.

Maintenant que les choses sont mises au point, sachez que Possédée mérite votre attention si vous aimez le fantastique. Tout n’est pas parfait, mais quel livre l’est ? Possédée a quelques soucis de répétitions, mais j’aime le mettre sur le compte du personnage chez qui je les ai relevés en majorité. Je pourrais cacher son identité, mais non. Avec un plaisir immense, je vais profiter de ce petit défaut pour accuser Liam d’être un bon gros radoteur. Ce n’est pas juste pour lui, mais je m’en moque, car je ne l’aime pas. (et Elanor non plus. C'est des psychopathes)

Oui, Possédée m’a légèrement possédée. Je voudrais y trouver des défauts majeurs pour démontrer que je suis objective. Sauf que non. J’aime ce qu’écrit ma meilleure amie. Je lui ai fait part de certains détails, mais cela relève souvent du chipotage. Alors oui, Erine m’a paru un peu passive sauf qu’avec le recul, je ne sais pas si elle l’est vraiment ou si finalement cela vient des nombreux points de vue. En même temps, je n’avais pas envie de voir tous ces points de vue sacrifiés, car il y a un paquet de bons personnages, parce qu’elle a donné de l’ampleur à certains et permis à d’autres des voies prometteuses pour l’avenir.

Est-ce que l’épilogue est trop conventionnel ? Sans doute, mais ça n’empêche pas Possédée d’être page-turner avec de bonnes idées, avec cette nuance de gris, qui fait clairement comprendre que non, la fin ne pourra jamais être totalement heureuse. Il y aura des dégâts, il y aura de la souffrance et ça, c’était déjà clair dans le précédent tome. Ici, les choses empirent même si des moments de bonheur pointent le bout de leur nez. Seront-ils amers dans le troisième tome ? Je ne le sais pas du tout.

En conclusion, je ne peux que vous le conseiller. Possédée est un livre avec des promesses qu’il réussit à tenir. La Passeuse d’Âme reste une saga rafraîchissante avec des idées pleines de potentiel et qui parvient à tirer son épingle du jeu par rapport à d’autres livres sur la même thématique. (Fantômes/errantes et compagnie) Alors si vous avez lu le précédent, vous ne serez pas déçu. Et si vous ne vous êtes pas encore penché dessus, donnez-lui sa chance.


Verdict : A lire
Encore un Chapitre © 2014