lundi 20 février 2017

Queen R par Marine Mouzelard

lundi 20 février 2017


Résumé : Roxane mène la belle vie. Elle est assistante du rédacteur en chef du Women Magazine, un magazine féminin, et vit dans un bel appartement de Bruxelles avec sa meilleure amie. Elle n'a qu'un seul rêve devenir rédactrice en chef et lorsque son patron lui offre la chance d'obtenir une promotion, sa vie bascule. Entre mensonges, amours, secrets et trahisons, Roxane essaye de garder le cap et ce n'est pas pour plaire à tout le monde. Mais peut-on tout pardonner? Une délicieuse histoire pour passer un moment divertissant.

Titre : Queen R

Auteur : Marine Mouzelard

Edition : Auto édition
Date de Parution : 2015 

MAJ avril 2017 : L'autrice aurait corrigé les erreurs de français et la mise en page, ce qui rendrait le livre plus visible. Je n'ai pas été vérifiée, mais je tiens à informer de ce changement. Néanmoins je continue à déconseiller ce livre qui véhicule des clichés sexistes et dont le personnage féminin est tout sauf un exemple à suivre.


Honnêtement, je ne comprends même pas comment l’autrice peut vendre un livre dans un tel état. Je ne comprends pas comment il a pu être second à des Indés Awards.

La mise en page est totalement aléatoire. Par moment, une ligne de dialogue se retrouve isolée du texte sans raison valable. À d’autres moments, les sms surgissent dans une disposition illisible. Je ne parle pas non plus de l’espace entre le tiret et la lettre, qui dit bye bye de temps en temps. Je me suis aussi demandé où était le correcteur, car ce texte ne semble avoir bénéficié d’aucune relecture.

J’ai croisé beaucoup d'erreurs comme le pauvre i des verbes être associé à un t quand il ne le fallait pas, et voir ce même t ne pas apparaître alors qu'il était nécessaire. Je pourrais aussi évoquer les trop nombreuses répétitions qui alourdissent un style scolaire. Les phrases décrivent souvent des actions de manière mécanique et sans âme.

Par moments, certains passages n’ont aucun sens. Pourquoi une cravate rose rendrait-elle un personnage docile ?

Quant à l’histoire, il faut pouvoir la suivre. Et quand on y arrive, on se retrouve face à Roxanne, une héroïne détestable. Un exemple ? À un moment donné, elle envoie accidentellement un texto à la place de Justine. Elle reproche ensuite à cette dernière de s’être excusée auprès du destinataire pour réparer les dégâts. Pire, Roxanne est confortée par son meilleur ami, qui choisit donc de blâmer Justine, la victime de l’histoire. Sans commentaires.

Et je pourrais continuer longtemps, car les soucis sont nombreux. Queen R est clairement le brouillon d’un livre. Il n’est pas abouti. C’est scandaleux de le vendre dans cet état.

Alors oui je râle sur Queen R. Et non, je ne vous le conseille pas. Gardez votre argent pour un autre livre. Téléchargez un extrait avant d’acheter un roman. Feuilletez-le. Cela vous évitera bien des déconvenues !


jeudi 16 février 2017

La Rumeur, tome I : La fuite par Solenne Hernandez

jeudi 16 février 2017
Résumé : La crise a sévi bien plus que de raison au fil des années, au point de rendre les cœurs aussi vides que les maisons. Mais un nouveau gouvernement s'est érigé en sauveur de l'humanité : le Secteur.

Alors que le monde semble courir à sa perte, le Secteur dit avoir trouvé une solution.

Mais à quel prix ?

Dans cette vie où plus rien ne compte, les rêves sont, dit-on, devenus inestimables.

Si rares, si précieux, que le Secteur a décidé de s'en emparer.

Titre : La Rumeur, tome I : La Fuite
Auteur : Solenne Hernandez
Edition : Auto-Edition

La Fuite.

Premier tome de la Rumeur écrit par Solenne Hernandez. Si vous me suivez sur Twitter, vous avez déjà dû me voir vous conseiller cette histoire. Aujourd’hui, je me décide enfin à vous offrir mon avis en version longue sur une vraie dystopie issue de l’auto-édition.

J’ai aimé ce voyage même si tout n’y était pas parfait. Oui, la Fuite a quelques défauts, qui l’empêchent d’être un coup de cœur.

Parmi les bémols, je retiens l’absence de chapitres dans la mise en page. Il n’est pas possible de naviguer chapitre par chapitre. Alors sur un livre papier, ce n’est pas dérangeant en soi puisque l’on peut le remplir de post-it. Sur un ebook, c’est un peu plus fastidieux de retrouver certains passages. C’est un petit problème de mise en page, qui n’est pas dans le second tome.

L’autre souci réside dans le rythme de l’histoire. La Fuite n’est pas haletante. Elle aurait pu, mais comme elle met en place l’univers, il y a des moments plus calmes. Certains le sont peut-être un peu trop alors que la menace paraît bien réelle. En fait, cette baisse de rythme vient de quelques longueurs, des instants moins passionnants où les adolescents se contentent de marcher entre un retour dans le passé ou un changement de point de vue intéressant.

Maintenant que les défauts sont énoncés, évoquons les qualités.

Tout part d’une rumeur, que deux enfants veulent entendre de la bouche de leurs parents. Puis cette rumeur se dévoile au fil des chapitres pour révéler un univers difficile dans lequel il n’est pas aisé de survivre. Alors, autant le dire de suite, nous sommes face à un énième cas d’auteur sadique avec ses personnages. Elle peut avoir à faire à un enfant, à un adolescent ou un adulte, ça ne change rien. S’il faut tuer, elle tuera… et ça, c’est bien pour rendre la menace bien réelle.

J’ai aussi aimé que cette dystopie ne soit pas une de ses romances dystopiques que l’on vend aux jeunes adultes et aux adolescents… et que je ne peux plus voir en peinture. J’aime un peu trop les bonnes vieilles dystopies avec un monde effrayant parce que totalement réaliste. Ici, j’ai donc eu la joie de ne voir aucune romance plomber l’intrigue. Alors peut-être que des liens amoureux vont unir certains personnages, mais c’est totalement secondaire. Je dirais que la méfiance, les liens fraternels et l’amitié dominent. Je retiens la relation entre Oswald et Brewen notamment. Ou encore celle d’Eulalie et de Gabe.

Alors oui, les héros sont des adolescents. Pourtant, ils ne sont pas énervants. Ils ne sont pas au beau milieu d’une crise d’adolescence. Ils ne pensent pas tous savoir. Ils ne sont pas infaillibles. Ce sont des adolescents avec leurs qualités, leurs défauts, leurs forces et leurs faiblesses. Ce sont des êtres humains. En plus, l’autrice parvient à gérer des personnages traumatisés par ce qu’ils ont vécu. J’ai aimé Oswald alors que ce n’est pas forcément le personnage qui doit être le plus facile à écrire. J’ai un petit faible pour un personnage féminin, mais je ne peux pas trop dire son nom sans briser un effet de surprise dans l’histoire.

J’ai apprécié les retours dans le passé où l’on prend le temps d’en apprendre plus sur les nouveaux arrivants. Cela permet d’étoffer leurs backgrounds. J’ai aussi aimé le fait que ce ne soit pas systématique parce que sinon on aurait sombré dans le redondant. (Même si j’aurais voulu en savoir plus sur certains, mais le second tome sera sûrement là pour m’en apprendre plus) Les changements de point de vue étaient donc bienvenus permettant d’avoir une vue d’ensemble sur l’univers. Il n’était donc pas seulement question de suivre des adolescents dans leur quête de survie, mais aussi d’entrer dans la tête des adultes qu’ils soient ennemis ou alliés.

Quant à la fin, elle est cruelle, mais elle laisse espérer de l’action dans le prochain tome. Les promesses sont là, le potentiel aussi, il ne reste plus qu’à espérer que le tout se concrétise.

La Fuite est donc une bonne surprise dans cet océan de l’auto-édition. Quelques longueurs sont présentes, mais ne suffisent pas à gâcher le potentiel de cette histoire, l’envie de savoir quel avenir est réservé à nos adolescents. (Pas tête à claques, j’insiste ! Et j’y tiens !) Ce n’est pas un coup de cœur. Par contre c’est un bon début, qui me fait espérer que la saga dans son ensemble sera un coup de cœur !




Verdict : Prometteur

lundi 6 février 2017

Celle dont j'ai toujours rêvé par Meredith Russo

lundi 6 février 2017
Résumé : Pour devenir celle dont elle a toujours rêvé, Amanda a parcouru un chemin très éprouvant mais c’est l’amour de Grant qui va l’aider à achever sa destinée.



Amanda Hardy arrive dans un nouveau lycée. Comme beaucoup, elle souhaite avant tout s’intégrer. Mais malgré sa popularité, un secret l’empêche de s’ouvrir vraiment aux autres.



Sa rencontre avec Grant remet tout en question. Il est le premier garçon qui parvient à lui faire baisser sa garde. Alors qu’ils passent de plus en plus de temps ensemble, Amanda comprend qu’en se protégeant ainsi, elle passe à côté de sa vie. Elle sait qu’elle doit se faire violence et lui révéler qui elle est vraiment, mais elle est terrifiée à l’idée que cela le fasse fuir…


Titre : Celle dont j’ai toujours rêvé

Auteur : Meredith Russo

Edition : Pocket Jeunesse


Il est 2 h du matin. J’ai fini Celle dont j’ai toujours rêvé écrit par Meredith Russo. Je l’ai lu parce qu’il était conseillé par Cindy Van Wilder, toujours de bon conseil. Je devrais être couchée. Mais non.

Je dois vous parler d’Amanda. Son histoire ne m’a pas laissée indifférente. Il est question d’une fille enfermée dans le corps d’un garçon sauf que le roman ne débute pas à cet instant-là. Il commence quand Amanda est une fille à l’intérieur et à l’extérieur. Il est question de la peur qu’elle ressent à l’idée qu’on découvre qu’elle est née garçon. À l’idée de revivre des souffrances passées. Il est question de la voir vivre sa vie.

L’autrice nous pousse à suivre Amanda dans sa nouvelle existence. De temps en temps, le passé s’invite afin de nous parler de certains moments-clés, utiles pour mieux saisir le présent de la jeune femme. Alors oui, l’amour est présent, mais j’ai trouvé que l’amitié et la relation entre Amanda et son père prenaient le dessus. D’ailleurs, la fin confirme un peu cette impression. L’essentiel n’est pas forcément qu’Amanda rencontre l’amour. Non le principal était qu’Amanda s’accepte. Qu’elle accepte que les autres puissent la voir comme elle se voit et l’aiment pour cela.

Et il y a aussi cette phrase, qui marque : « Mieux vaut n’importe quoi, n’importe qui, qu’un fils mort. » (page 19)

Mais cette mère. Que dire de cette mère ? Si ce n’est que j’ai aimé cette femme. Comme j’ai aimé Layla.

Certains passages font mal. D’autres sont beaux. J’aurais peut-être aimé que l’on s’attarde davantage à certains instants pour ajouter une couche de profondeur à cette histoire, pour aller plus loin. Après j’ai aimé le traitement de la relation entre Amanda et son père.

Puis il y a le mot de l’autrice. Où j’ai réalisé qui je n’étais pas. Du coup, je crois que ce livre, je vais vraiment avoir du mal à l’oublier.

Alors oui, je conseille Celle dont j’ai toujours rêvé. Et plutôt deux fois qu’une. 


Verdict : Indispensable

mercredi 1 février 2017

Beyond, tome 2 : Division par Lena Walker

mercredi 1 février 2017
Résumé : À des années-lumière de la Terre, Victoria va découvrir Keyon, un monde dont les habitants, d’apparence humaine, semblent étrangement vivre en paix et en parfaite harmonie. D’abord enthousiaste à l’idée de pouvoir y construire une nouvelle vie, Victoria va progressivement se rendre compte qu’elle n’a pas sa place sur cette planète.

Quels mystérieux secrets cache Keyon ? Victoria acceptera-t-elle de se plier à « la Norme » qui régit cette communauté ? Comment pourra-t-elle vivre sa relation avec Liam alors qu’éprouver des sentiments est prohibé ?

Plus forte et plus déterminée que jamais, Victoria fera tout pour découvrir la vérité et accomplir sa destinée.

Titre : Beyond, tome 1 : Division
Auteur : Lena Walker
Edition : Auto Edité



A la base, je n'avais pas prévu de lire la suite. Néanmoins j'ai décidé de donner une seconde chance à l'univers après avoir discuté avec Audrey. Peut-être que la suite réussirait à corriger les incohérences du premier ? 

Hélas non. Et voici pourquoi ce tome 2 est aussi mauvais que le premier :

Voici deux raisons objectives :

Un, la Norme n’est pas crédible puisque tous les keyoniens éprouvent des sentiments. Du coup, la base sur laquelle l'histoire repose est bancale.
Deux, les incohérences sont nombreuses. La plus grosse est la raison numéro un puisque tous les extra-terrestres éprouvent des sentiments. L’auteur va même jusqu’à les qualifier d’êtres humains sensibles.


Passons aux raisons subjectives. Rien ne vous oblige à les lire. 

Trois, Victoria est égocentrique. Elle ne pense qu’à Liam et oublie totalement ses amis et sa famille restés sur Terre. Pire, elle est déçue quand Joshua avoue être passé à autre chose. Elle s’amuse aussi à ennuyer Kayla parce qu’elle est la fiancée de Liam (or Victoria n’est plus avec ce dernier).
Quatre, si la première intrigue terrestre concernant Audrey n’est pas dénuée d’intérêt, les autres sont inintéressantes et semblent là pour remplir l’ouvrage de manière artificielle.
Cinq, les passages autour de Nick et Kate donnent une mauvaise image de Nick. En criant sur Kate, il donne l’impression de lui imposer une décision plutôt qu’un avis. La suite n’arrange rien puisque la jeune femme semble sacrifier ses études et sa carrière pour jouer les gentilles mères au foyer. Attention, ce n’est pas interdit. Une femme peut s’épanouir dans son rôle de mère, mais dans le cas présent, la situation n’est pas choisie. Elle apparaît comme imposée. Et non, ça ne passe pas avec moi. Nick est juste détestable.
Six, les combinaisons avaient-elles besoin d’être gainantes ? Fallait-il qu’ils soient tous avec des plaquettes de chocolat ? Pourquoi tout le monde doit-il être beau de cette façon-là ?

*Spoiler *

Sept, le Plan Alerte Rouge n’a aucun sens. Si la planète était vraiment en danger, pourquoi attendre si longtemps ? En plus, leurs pouvoirs leur auraient largement permis de se fondre dans la masse. Le pire c’est que ça aurait été une voie nettement plus intéressante à suivre qu’une énième invasion. En plus ils ont un paquet de technologies sous-entendant qu'un exil était possible.
Huit, pourquoi ne pas tuer Victoria directement ? Pourquoi s’embarrasser d’elle ? Ah oui, je sais. Sans elle, pas de romance.

*Fin du Spoiler* 

Neuf, Liam n’est pas un prince charmant. Il est lâche, car il refuse d’évoquer le cas de sa fiancée avec Victoria. Il reproche quand même tout un tas de choses à Victoria et ne la croit pas. Pire, il refuse que la jeune femme se sépare de lui et réclame qu’elle lui accorde une chance de la détromper. Alors là, j’avais envie de le gifler parce qu’il était très mal placé pour réclamer ça. Il lui a menti, il lui fait des reproches sans arrêt. Rien ne peut excuser un tel comportement. Et Victoria a eu raison de rompre avec lui. (Hélas, elle se remet avec...)


En conclusion, Division n’est pas meilleur que le premier tome. Si vous aimez la science-fiction, les œuvres cohérentes et la romance, je vous le déconseille fortement. Pour les autres, c'est à vos risques et périls.


Verdict : Non conseillé



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