mercredi 14 février 2018

[SP] La Nébuleuse d’Héra - tome 1 : La toile du destin par Lydie A. Wallon

mercredi 14 février 2018
Résumé : En 3602, la Terre n’est plus qu’une planète à l’abandon. Trois races distinctes, issues des humains, ont colonisé de nouveaux systèmes.
Kendalh, une scientifique « homogène » — l’espèce dite supérieure — rejoint sa planète après une mission de plus d’un an. Sa vie extrêmement réglée prend un virage inattendu lorsque son vaisseau s’écrase sur un territoire hostile, envahi de créatures monstrueuses.
Quel choix lui reste-t-il quand celui qui lui sauve la vie est un de ces détestables humains, et qu’il tire des pouvoirs étranges de cristaux que tous pensaient disparus ?



Titre : La Nébuleuse d’Héra - tome 1 : La toile du destin


Auteur : Lydie A. Wallon


Édition : Auto Edition


Aujourd’hui, je vais vous parler de la Nébuleuse d’Héra et de son premier tome : La toile du Destin écrit par Lydie A.Wallon. Je tiens d’ailleurs à remercier cette dernière de m’avoir proposé son livre en service presse, mais aussi de sa patience. Oui, je vais être honnête, niveau délai, je n’ai vraiment pas assuré. Bref, revenons à son roman de science-fiction. 

Un, j’étais contente que ce soit de la science-fiction. C’est mon genre préféré, j’aime voyager dans le futur, et notamment dans l’espace. J’ai aimé le fait qu’on sorte de la dystopie ou encore du post-apocalyptique, deux sous-genres que j’adore, pour plonger dans du space opera. Je crois que ça faisait un moment que je n’en avais pas lu, et ça m’a fait du bien.

Deux, ce livre a un univers solide. Comme l’autrice maîtrise son sujet, son futur est cohérent, ce qui est une excellente chose. Je ne me suis pas sentie noyée par les moments explicatifs parce qu’ils n’étaient ni trop longs, ni trop compliqués. En plus ils s’intégraient bien à l’histoire.

Trois, le thème de ce livre est d’actualité. Dans la Nébuleuse d’Héra, il est question de discrimination. Elle ne touche pas la couleur ou le genre de l’individu, mais ses gènes. Les humains détestent les homogènes qu’ils qualifient d’humains éprouvette. Du coup les tensions sont nombreuses et rien n’est forcément fait pour arranger les choses puisque les « mélanges » sont interdits. Eh oui, un humain et un homogène n’ont pas le droit de s’aimer. Il ne faudrait pas abîmer le capital génétique du second. J’ai apprécié la manière dont le sujet était traité, le fait que les mentalités ne soient pas forcément figées dans le marbre et que certaines évoluent. Le chemin vers une cohabitation apaisée n’en demeure pas moins long comme le laisse penser la fin de ce premier tome.

Quatre, les femmes. Ce livre possède plusieurs héroïnes, qui ne sont pas de simples plantes vertes. Même la jeune Cassandre réussit à tirer son épingle du jeu avec sa candeur, sa fragilité, mais surtout sa volonté d’essayer de s’en sortir. J’ai aimé cette petite. Très fort. Riah aussi a su me plaire avec son caractère bien trempé. La demoiselle ne se laisse pas faire, mais parvient à être attachante alors qu’elle pourrait être agaçante. Elle l’est parfois sauf que je ne veux pas la voir changer pour devenir plus douce. Par contre, j’ai hâte de savoir quelle voie elle va prendre. J’espère qu’elle saura faire les bons choix, car je trouve qu’un grand avenir l’attend. Elle a tout pour devenir une grande héroïne, une figure importante susceptible de marquer l’histoire avec un grand H de la saga. À l’inverse, je dois avouer que je n’ai pas été aussi attachée à Kendalh. Je l’apprécie, mais il lui manque un petit quelque chose. Elle est un peu trop parfaite à mes yeux. J’aurais aimé qu’elle sorte davantage de sa zone de confort, mais nous n’en sommes qu’au premier tome. Il faut sans doute garder quelques munitions pour la suite… et du coup j’en attends beaucoup. Je pourrais aussi évoquer Abigail, que j’aurais aimé voir plus développer, car elle a un potentiel de malade et qu’elle faisait un peu trop guerrière plante verte. Il y a aussi Nandini… que je voudrais comme patronne, chef ou présidente tous les jours. Bref, j’ai aimé cette galerie de femmes. Même Lady Maryse.

Cinq, et si on évoquait nos petits mâles ? Là je suis plus mitigé. J’ai beaucoup Meh Boh, qui est un personnage attachant. J’ai aimé le fait qu’il soit mi-loup, mais pas guerrier pour autant. Il est maladroit tout en étant touchant. J’ai eu une fois envie de le secouer pour son propre bien. Juste une. À côté, j’aimais ce personnage, le fait qu’il soit paisible et qu’il démontre qu’un homme peut être doux et pas ennuyeux. Quant à Rajan, il porte bien son nom. Je l’ai trouvé rageant par moment. Dans son ensemble, il s’en tire bien, mais comme Kendalh, il lui manquait quelque chose. Je dois d’ailleurs avouer que je n’ai pas adhéré à leur relation. Qu’on la voie arriver à des kilomètres, ce n’était pas gênant. Par contre, je n’ai senti aucune alchimie entre les deux, cela sonnait trop souvent faux. Du coup, je suis passée à côté. (et c’est peut-être pour ça que j’ai eu du mal avec ces deux personnages) Maintenant, cela ne m’a pas empêché d’apprécier le voyage.

Et le reste du casting masculin m’a paru un peu trop stéréotypé par moment. En tout cas, je n’ai pas eu la sensation qu’ils tiraient leur épingle du jeu. J’aurais aimé qu’ils soient un peu plus solides pour vraiment jouer à armes égales avec les personnages féminins, que cela mette ces dernières encore plus en valeur. Néanmoins, je ne vais pas non plus crier au scandale parce qu’il est trop rare d’avoir ce genre de situations où les personnages féminins s’avèrent plus solides que les personnages masculins. Cela change quand même des trop nombreuses fois où la demoiselle sert juste d’intérêt amoureux ou de plante verte pour le décor.

Six. L’intrigue. Je l’ai trouvée intéressante. Plusieurs histoires se dévoilent sous nos yeux. Elles finissent par se retrouver pour aboutir à une dernière ligne droite haletante ou presque. Je dirais qu’il y a un petit problème de rythme dans l’exécution du scénario. La mise en place est un peu longue. J’ai eu un peu de mal à me mettre dedans. Sans doute que le résumé en disant trop. Ensuite, je me suis laissé porter jusqu’à un drame se produise… Je ne vais pas l’énoncer, car ce serait gâcher la surprise. Du coup, ce drame sonnait pour moi comme l’annonce de l’épilogue. Sauf que non. Ils se passent encore des choses et j’ai trouvé qu’elles mettaient un moment à se résoudre. En fait, ça ne m’aurait pas dérangé qu’on termine sur le drame, puis qu’on le résolve dans le tome suivant. D’ailleurs, j’avoue trouver la résolution un peu facile, voire dommageable pour le personnage. Maintenant, je n’en suis pas morte, j’ai toujours envie de savoir la suite… et c’est l’essentiel.

En conclusion, ce premier tome n’est pas exempt de défauts, mais ils ne sont pas suffisants pour qu’on passe à côté. Cette entrée dans la Nébuleuse d’Héra donne envie d’en savoir plus. Elle fait la part belle aux femmes, et Dieu sait que ça fait du bien, car les héros sont trop souvent masculins. En plus l’univers est solide, le thème intéressant, l’intrigue réussie malgré quelques soucis de rythmes… Bref ce serait vraiment dommage de passer à côté !


Je conseille. 





mercredi 31 janvier 2018

Lettre aux auteurs et aux autrices

mercredi 31 janvier 2018
Chers auteurs et chères autrices,

Je vais parler en tant que chroniqueuse, qui va peut-être lancer un énième pavé dans la mare ou voir son thread sombrer dans l’oubli. Dans tous les cas, je tiens quand même à prendre la parole pour dire que… Oui vous avez le droit de critiquer nos commentaires, mais vous n’avez pas le droit de critiquer notre personne sans la connaître.

Oui, vous avez le droit de rejeter notre avis. Oui, vous avez le droit d’aller chercher du réconfort auprès de vos proches. Mais avez-vous besoin d’afficher publiquement le blogueur ? De le jeter en pâture à votre fan base qui vous défendrait parfois corps et âmes sans réfléchir ? Non.

Plusieurs fois, j’ai vu des blogueuses ou des blogueurs hésiter à donner un avis négatif parce que d’autres ont subi un revers difficile. Depuis quand un avis négatif donne le droit à un auteur de jeter le blogueur en pâture à la foule ?

J’exagère ? Je ne pense pas. Nous utilisons les réseaux sociaux. Nous savons que le harcèlement y est présent, pire y est banalisé.

Vous avez le droit de partager les avis négatifs, mais il y a la façon de le faire. J’ai vu des auteurs le faire en mode bureau des plaintes, cherchant du réconfort auprès de leur fanbase dont les agissements m’ont parfois choquée. A quel moment va-t-on regarder et critiquer les achats d’une commentatrice ? A quel moment s’en sert-on pour se moquer d’elle ? Le pire étant que cela s’est fait avec l’aval de l’auteur. Que personne n’a vu le problème et que quand je l’ai souligné, je suis passée pour une rabat-joie.

A d’autres moments, j’ai vu des auteurs partagés des chroniques en sortant une phrase de son contexte. Or nous savons tous ce qui se passe lorsque nous sortons une phrase hors contexte. Elle est mal interprétée. Certaines personnes vont s’arrêter à cette phrase et ne pas aller lire la suite. D’autres iront lire, mais seront influencés par la phrase hors contexte (et le commentaire laissé par l’auteur s’il y en a un). Et là on verra les fans s’en prendre à nouveau à la blogueuse… et pas forcément à son commentaire.

Vous n’êtes pas d’accord avec la critique ? Vous avez le droit. Pourquoi ne pas aller directement en parler à la blogueuse ? Pourquoi faire le choix de la balancer à vos lecteurs pour qu’ils répondent à votre place ?

Vous nous demandez des avis argumentés. Nous essayons de vous les offrir. Ne sommes nous pas en droit de vous réclamer la même chose ? Pourquoi ne pas nous répondre manière argumentée au lieu d’aller pleurer dans les jupons de vos lecteurs ? Pourquoi ne pas finalement nous ignorer si cela ne vous plaît pas ? Vous avez aussi ce droit de ne pas répondre, de nous maudire en secret avec vos proches.

Mais vous n’avez pas plus droit que nous d’attaquer la personne. Tout comme nous, vous devez vous en prendre au commentaire avec respect. Et si par malheur, vos mots dépassent votre pensée, vous avez le droit de vous excuser et de remettre un peu en place votre communauté pour leur rappeler gentiment que la lapidation en public, c’est non.
Encore un Chapitre © 2014